Hubert Duprat et les Trichoptères

Par PIG :: samedi 27 octobre 2007 à 5:22 :: Histoire de l'Art

 

Hubert Duprat
Né en 1957 à Néroc, Lot-et-Garonne. Vit et travaille à Claret dans le sud de la France.

Hubert Duprat transpose les éléments naturels et réels

dans un monde imaginaire puissant et étrange.

 

Avec ce langage formel qui lui est propre, il confectionne des buissons de coraux,
des marqueteries de bois précieux et autres troncs d’arbres cloutés.
Les idées de déplacement et de mutation sont omniprésentes dans ces œuvres fascinantes.
L’attirance est provoquée par l’appropriation et la confrontation des matières,
ainsi que par la réinterprétation de leurs significations.

 

Sept tubes de trichoptères (1980-1997)

 

Les petits étuis précieux ont une origine pour le moins inattendue.

L’artiste récolte des larves aquatiques dans les rapides des rivières où celles-ci

se confectionnent un étui de débris divers pour lutter contre le courant.
Débarrassées de leur fourreau naturel, les larves sont ensuite placées dans un aquarium
dont le fond est recouvert de paillettes d’or et de pierres précieuses.

De bâtisseur, l’insecte devient joaillier, puisque l’objet artificiel

qui résulte de son travail devient à la fois habitat et sculpture.
Les parures obtenues par le dispositif mis en place par l’artiste renvoient

à la notion de réalisation automatique de l’œuvre d’art.

 

Duprat dépasse cependant le ready-made pour aborder le concept de la métamorphose :
celle de la larve qui deviendra papillon de nuit, mais aussi celle de l’activité artistique
et des objets naturels transformés en sculptures intemporelles.

 

Pour en savoir plus :

Frac Bourgogne

Mamco

Galerie Art Concept - Paris

Exposition Pierre et Gilles "Double Je" au Jeu de Paume

Par PIG :: vendredi 06 juillet 2007 à 5:59 :: Histoire de l'Art

 

Pierre et Gilles, plasticiens Français contemporains, exposent 120 de leurs œuvres réalisées entre 1976 et 2007, au Jeu de Paume Paris.

 

"L'éblouissement ? Voilà bien ce que l'œuvre de Pierre et Gilles, débordante de beauté superlative, livre avec le plus de constance, depuis trente ans à présent (Iggy Pop, 1977).

Mais pas seulement.

 

Empruntant à l'esthétique populaire son goût des formules visuelles séduisantes, l'image type signée Pierre et Gilles — un portrait arrangé — se caractérise aussi par sa surcharge protéiforme, ambivalente à dessein. Beauté de la composition, soit, mais alors mise en scène de manière volontiers exagérée. Travail sur la couleur des plus raffinés, mais outré. Extrême précision du rendu mais également lissage esthétisant, d'esprit kitsch à la puissance deux, un brin interlope. Modèles que le titre de chaque œuvre désigne par leur prénom mais arrachés pourtant à leur identité concrète par une transfiguration vestimentaire et un mode de présentation qui en font des emblèmes, plus que des figures humaines. […]

 

Dès les débuts de leur collaboration, en 1976, Pierre est celui qui photographie et Gilles celui qui peint, selon la formule consacrée. […] Pierre et Gilles, unis dans la vie, le sont aussi par le travail de l'art, consécration d'un lien affectif qui est dans leur cas, de concert, un lien par l'esthétique. "Pour eux, la création d'une œuvre est un long chemin complexe. Ils imaginent d'abord ensemble l'idée créatrice puis réalisent les esquisses préliminaires et recherchent le modèle idéal. Gilles trouve ensuite les éléments pour créer le décor et Pierre fait la photographie. Une fois la photo sélectionnée et tirée, Gilles repeint l'image. Après quoi ils créent un encadrement spécifique à l'œuvre. La photographie étant repeinte à la main, aucun autre exemplaire ne peut être réalisé*."

 

Photographie et peinture, chez Pierre et Gilles, se jumellent, expression de l'union concrète des deux artistes et d'une mise en commun de leurs dons réciproques. […] Médium par excellence de l'enregistrement, la photographie se voit pour l'occasion re-matérialisée dans le médium pictural. Cette retouche à la peinture, acte physique s'il en est, acte engageant le geste corporel, garantit le caractère unique de chaque "photographie-tableau", outre sa nature artisanale et, par rebond, sa plus-value symbolique aujourd'hui, à l'ère de la "reproductibilité mécanique" triomphante de l'image dont parle Walter Benjamin. Elle est aussi cet acte par lequel peut avoir lieu la transsubstantiation de l'image. Cette dernière cesse d'être un document pour devenir un tableau."

 

Extrait du texte de Paul Ardenne publié dans Pierre et Gilles, Double je, 1976-2007 Tashen

(Catalogue monographique publié à l’occasion de l’exposition, 450 pages, 290 œuvres reproduites en pleine page couleur).

 

 

http://www.optimistique.com/pierre.et.gilles/

Annette Messager au Centre Pompidou

Par PIG :: mercredi 06 juin 2007 à 15:03 :: Histoire de l'Art

 

Annette Messager est une artiste française contemporaine née en 1943 à Berck-sur-Mer (Pas-de-Calais).
Elle est représentative d'un art du quotidien mêlant réalisme et fantastique.
Depuis ses débuts dans les années 1970, elle « essaie de voir s'il y a quelque chose à montrer » dans le domaine de l'art au féminin et met en scène de façon ironique la condition féminine.
Elle occupe une des places les plus importantes parmi les artistes français contemporains.

 

Influencée par le surréalisme d'André Breton et par le féminisme dans le contexte des années 1970, son travail s'inscrit dans le courant dit des "mythologies individuelles", qui marque un regain d'intérêt pour l'autobiographie et la narration. Il explore parallèlement l'ambivalence de l'enfance, le rapport magique au monde, le fantasme et le fantastique (Pièges à chimères, 1984) tout en conservant une proximité avec l'art populaire.

 

Par l'utilisation de pratiques modestes proches de l'art brut, des arts premiers (l'objet talisman), de l'artisanat, voire de l'art de vivre ( les tâches quotidiennes) ou des productions de l'enfance (la pratique récurrente du jeu), Messager cherche à savoir à partir de quel moment une création appartient au domaine de l'art.

 

L'œuvre en général se caractérise par l'emploi de matériaux qui appartiennent à l'art pauvre :
peluches, morceaux de tissus, crayons de couleur, traversins, etc.
Des objets modestes et familiers avec lesquels l'artiste confectionne des structures relevant du talisman, de la relique ou de l'ex-voto [1] populaire, dans une optique qui se veut à la fois protectrice et inquiétante.
Depuis 1988, elle utilise des peluches, des animaux empaillés, des morceaux de tissus et en fait des hybrides mi-hommes et mi-bêtes.

La violence de certaines des travaux d' Annette Messager fut décriée (Les Enfants aux yeux rayés, en 1971-1972, photographies noir et blanc barrées au stylo bille de très jeunes enfants, ainsi symboliquement "tués" ).

Depuis quelques années,Messager investit des domaines plus larges et des préoccupations du monde contemporain telles que la vache folle ou la procréation artificielle.

Annette Messager a reçu le Lion d'or de la 51ème biennale de Venise en 2005 pour son installation Casino (Pavillon français) qui s'inspire librement du personnage de Pinocchio.

Elle est exposée à Paris et à New York.

 

 

Le Centre Pompidou lui consacre une importante exposition rétrospective,

du 6 juin au 17 semptembre.

L'exposition suit le cours de sa création depuis l'invention et la mise en oeuvre d'une autobiographie fictive au début des années 70, jusqu'aux grandes installations qui se développent depuis les années 90.
Elle articule les premières oeuvres comme Les Pensionnaires et les diverses "collections" et "albums", aux oeuvres maîtresses des années 80.

 

www.centrepompidou.fr

 

http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/AllExpositions/28502FAD456429F8C125723D00304F6A?OpenDocument&sessionM=2.2.1&L=1

 

Henry Wessel

Par PIG :: mercredi 16 mai 2007 à 7:46 :: Histoire de l'Art

Henry Wessel est photographe,

il est né en 1942 dans le New Jersey.


Tombé amoureux de la lumière Californienne, en 1970 il quitte New-York
pour s'installer à San Francisco, il s'immerge alors dans l'espace et les vues Californiennes.

 

 

Adolescent il était fasciné par les photos de maisons de sa mère, agent immobilier, il en a résulté cette série de pavillons méridionnaux Californiens.

 


La présence humaine de ces habitations est suggérée par la présence imperceptile d'objets modestes (tuyaux d'arrosage...)
Les similtudes structurales des pavillons et les compositions photographiques
semblables témoignent de la futilité et de la qualité manufacturée
du rêve américain.

 

Les photographies de Wessel sont tenues

dans les collections de l'institut d'art de Chicago,
au Centre pour la photographie créatrice, université de l'Arizona, Tucson
au Musée d'art de Fogg, université de Harvard, Cambridge,
au Musée du comté de Los Angeles d'art, Los Angeles
au Musée métropolitain d'art, New York
et au Victoria et Albert Museum, Londres.

 

Wessel est le corps enseignant résident dans le département de photographie
de l'institut d'art de San Francisco.

 

http://www.renabranstengallery.com/wessel.html

William Turner

Par PIG :: mardi 17 avril 2007 à 15:06 :: Histoire de l'Art

Joseph Mallord William Turner, peintre Anglais (1775 - 1851)

 

L’art de Turner se distingue par l’ampleur de l’expression et des thèmes de sa peinture. Ses premières toiles dénotent un pittoresque issu du XVIIIe siècle. Rapidement accepté par les milieux officiels, Turner s’intéresse au paysage historique et à la dimension littéraire de la peinture sous l’influence des peintres classiques Poussin et le Lorrain.

En 1802, le peintre voyage pour la première fois hors de Grande-Bretagne : il découvre la grandeur dramatique des Alpes, et prend contact avec l’art français contemporain de David et de ses élèves. De retour en Angleterre, Turner peint des scènes rustiques de la vie champêtre anglaise, mais aborde aussi avec un souffle plus large les thèmes contemporains (La Bataille de Trafalgar, 1806-1808) et les scènes d’histoire dramatiques (Tempête de neige : Hannibal traversant les Alpes, 1812).

La lumière est de plus en plus présente et intense dans ses toiles. En 1819, un voyage en Italie accentue cette tendance. Ulysse narguant Polyphème (1829) est le sommet de cette évolution : lumière et couleur sont traitées dans une abstraction sans précédent. En 1834, l’incendie du Parlement de Londres lui inspire plusieurs études ayant pour sujet la violence et le feu, où il développe ses expériences sur la couleur, chargée d’une forte puissance émotive, jusqu’à la libération totale vis-à-vis de la peinture tonale.

Turner compose désormais ses tableaux autour d’un tourbillon, et cherche à accentuer la composition centrifuge en expérimentant des formes nouvelles, carrés et octogones. Evoluant toujours, sa peinture confine à la fin de sa vie à l’abstraction (Pluie, vapeur, vitesse : le Great Western Railway, 1844).

L’influence de Turner sera décisive sur les impressionnistes, peintres de l’éphémère et de la suggestion, et notamment sur Monet.

 

 

"C’est seulement quand nous n’avons plus peur que nous commençons à créer."

William Turner

 

"Va te perdre dans les brouillards de Turner et reviens me raconter..."

Mathieu

Swimming-Pool

Par PIG :: vendredi 16 mars 2007 à 16:06 :: Histoire de l'Art

David Hockney :

Après des études au Royal College of Arts de Londres, il se lance dans la peinture. Figuratif, à contre courant des mouvements contemporains, il s'inspire fortement de Picasso en localisant ses œuvres.

Il utilise la photographie pour recomposer des lieux, des paysages, des objets. À partir de centaines de prises de vue décalées les unes par rapport aux autres, il peint «A closer Grand Canyon». Rendu célèbre par le tableau «A Bigger Splash», il a peint la série «Some Very New Paintings» et a créé nombre de photocollages («A Chair, Jardin du Luxembourg», «The Skater»). Dès 1960, David Hockney mêle abstraction, figuration et pop Art dans ses toiles. Il peint des produits de consommation courante, des personnages, ajoute des inscriptions dans ses tableaux. En 1963, son œuvre devient plus autonome et autobiographique. Il peint des autoportraits, les portraits de ses parents, d'amis, des séries de scènes d'intérieur, de garçons sous la douche, de piscines, de voyages.

Il pose sur la toile une très mince couche de peinture apposée en à-plats qui donne une impression proche de la photographie.

http://davidhockney.online.fr/

Travaux personnels directement inspirés de l'atmosphère "Hockneyenne" :

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